Bibliothèque

La bibliothèque de l'école a été créée au début des années 1960 grâce à un bienfaiteur, Mr Maillard. Initialement située dans l'actuelle Procure du 2ème degré, elle abritait plusieurs centaines de romans d'auteurs français pour la jeunesse.
En 1975, Mr Bouchat, professeur de langues et de géographie, a organisé l'ouverture de la bibliothèque pendant les récréations, aux horaires de 10h10 et 14h40.
En 1976, un important achat a été effectué : l'Encyclopaedia Universalis, qui a été installée dans une classe au rez-de-chaussée du bâtiment du deuxième degré.
En 1980, la bibliothèque a hérité de la plupart des livres de la Bibliothèque des Frères, qui étaient conservés dans la salle gothique du château. En novembre 1981, elle comptait 4500 volumes, avec 372 prêts enregistrés pour l'année scolaire 1979/1980. Malheureusement, Mr Bouchat a quitté l'école le 9 décembre 1983.
La même année, la bibliothèque a trouvé refuge dans l'ancien réfectoire des Frères au château. Depuis, elle n'a cessé de grandir : en moyenne, 285 volumes sont ajoutés chaque année, et un agrandissement est réalisé tous les trois ans. Aujourd'hui, elle occupe la moitié du rez-de-chaussée du château.
Pour l'avenir, il est envisagé de transformer la bibliothèque en un espace informatisé, le programme de la bibliothèque est désormais accessible sur le serveur de l'école, et une connexion wifi est disponible pour les visiteurs

Centre PMS
Débuts de la collaboration (1964)
En 1964, le Frère Louis Albert Hocquet signe un contrat avec le Centre P.M.S. de Dinant, confiant la population scolaire de son école pour une durée initiale de trois ans, renouvelable. Ce partenariat vise à offrir un soutien psycho-médico-social aux élèves des classes primaires, de la sixième année et des élèves en difficulté ("retardés"), ainsi qu'aux élèves de la sixième et quatrième années du cycle secondaire inférieur. Pour le cycle supérieur, seuls les "cas sociaux" sont pris en charge.
Processus initial
Les élèves concernés sont soumis à des épreuves-tests lors d'une journée initiale, puis d'une demi-journée par la suite. Un conseiller analyse ces tests, établit un tableau des résultats, prépare un conseil de classe annuel et rédige un rapport destiné aux parents. L'objectif est d'évaluer les capacités intellectuelles, les intérêts et l'innovation de chaque enfant. Parallèlement, un examen médical est réalisé pour chaque élève. L'auxiliaire sociale, bien que principalement occupée par des tâches administratives, intervient également dans certains cas.
Souvenirs et évolutions
Plusieurs membres actuels de l'équipe P.M.S. ont connu les "testings collectifs" organisés dans les anciens locaux de l'Institut. Ces tests, souvent intenses, restent gravés dans les mémoires, comme le raconte un ancien membre évoquant le "ramage du canari" qui obligeait à hausser la voix dans la classe du Frère Joseph.
Avec les changements constants dans le domaine de l'enseignement, le P.M.S. s'est adapté pour répondre aux besoins de tous les élèves. Désormais, tous les élèves de l'enseignement maternel, primaire et secondaire peuvent bénéficier des services du Centre, de manière collective puis de plus en plus individuelle.
Participation aux réformes éducatives
Le P.M.S. a participé à des recherches en docimologie (évaluation qualitative des élèves) et a contribué à la mise en œuvre de réformes dans l'enseignement, comme la réforme "612" ou les réformes du premier degré et de l'enseignement professionnel. Il a également accompagné le passage de l'enseignement secondaire à la vie active ou aux études supérieures, avec les nombreux changements qui en découlent.
Approche actuelle
Aujourd'hui, le P.M.S. est un service consultatif qui fonctionne sous le secret professionnel. Cependant, ses membres ne se limitent pas à travailler dans leur bureau : ils interviennent "sur le terrain" pour faciliter la collaboration avec les élèves et l'équipe éducative. Leur rôle est d'éclairer les problèmes de manière interdisciplinaire (conseiller, auxiliaire social et médical) sans imposer de solutions toutes faites. Ils accompagnent les élèves, leurs parents, l'équipe éducative et parfois des organismes para-scolaires dans la recherche de solutions pour favoriser l'épanouissement de l'enfant, tant sur le plan scolaire que général.
Le P.M.S. reste autonome par rapport aux directions d'écoles, ce qui garantit son objectivité. Son objectif principal est d'aider les élèves à réussir leurs études et à adopter une attitude adéquate face aux problèmes personnels ou sociaux.
Perspectives d'avenir
Le P.M.S. continuera à écouter les problèmes et à collaborer avec toutes les parties concernées pour trouver des solutions, dans la limite de ses possibilités et des moyens qui lui seront alloués.
Centre de technologies avancées (CTA)
En mai 2008, le Ministre de l’Education, Monsieur Christian Dupont a labellisé notre école en tant que Centre de Technologie Avancée. Un C.T.A. est une infrastructure comprenant essentiellement des équipements de pointe afin de développer des formations qualifiantes de haut niveau et permettre une meilleure insertion des formés sur le marché de l’emploi. L’Institut Saint- Joseph sera le seul centre dans les provinces de Liège, Namur et Luxembourg qui concernera l’équipement technique du bâtiment.
Elle met des équipements de pointe à disposition
- Des élèves des classes terminales de l’enseignement technique et professionnel de plein exercice et en alternance.
- Des enseignants/formateurs dans le cadre de la formation continuée.
- Des demandeurs d’emploi.
- Des travailleurs occupés.
- Des étudiants de la promotion sociale.
- Des étudiants de l’enseignement supérieur et universitaire.
- Des apprentis.
La mise à disposition de ces nouveaux équipements pédagogiques concrétise 3 objectifs essentiels du Contrat Pour l’Ecole
1) Améliorer la qualité. Parce que la mise à disposition d’équipements de pointe contribue à améliorer la formation dispensée;
2) Renforcer l’équité. Pour garantir à tous l’accès aux équipements les plus performants et les mieux adaptés.
3) Augmenter l’efficacité. Parce qu’il s’agit d’investir dans l’équipement pédagogique en ayant une meilleure connaissance des besoins avérés du terrain et en concentrant les moyens financiers.
Ce centre occupera une partie du château (domotique et sanitaire), une partie du bâtiment Newton (chauffage) et une partie de Tellier (conditionnement de l’air).
Actuellement, les adjudications pour les phases domotique et sanitaire sont terminées (310.000 €) et le dossier se trouve au service juridique du ministère de l’enseignement.
En domotique, le centre sera équipé de matériel Bush-Jaeger, Gira, Haeger, Legrand, Niko, Siemens et Ticino.
En sanitaire, le centre sera équipé de bancs de pompes, d’adoucisseur d’eau, de production d’eau chaude solaire, de production d’eau chaude thermodynamique, de production d’eau chaude au gaz et électrique, d’installation sanitaire pavillonnaire, d’installation hydrosanitaire, de matériel sanitaire encastrable ainsi que de l’outillage spécifique.
La phase chauffage est prévue pour 2011 (250.000 €) et la phase conditionnement de l’air pour 2012 (260.000 €).
Le C.T.A. correspond aux formations organisées dans l’école (électricité, sanitaire, chauffage central et conditionnement de l’air) ce qui permettra à nos élèves d’utiliser du matériel très performant, le montant total de l’investissement étant de 820.000 €.
Classe entreprise
Fin des années 80, une nouvelle activité naissait au sein des sections professionnelles de l'enseignement technique, à l'initiative de ce qui était encore, à l'époque, la Fédération Nationale de l'Enseignement Catholique, la classe-entreprise appelée CLEN, dans notre jargon.
Activité idéale de décloisonnement des cours, elle permet aux étudiants du cycle supérieur de vivre, par le vécu, l'ambiance, les problèmes, l'organisation, la gestion d'une entreprise fictive. La CLEN est le projet de toute une classe. Son objet vise la production de biens ou de services et leur écoulement sur le marché. Contrairement aux mini-entreprises, la CLEN se vit, en classe et/ou à l'atelier, à raison de huit heures par mois, elle implique la participation de tous les professeurs oeuvrant dans la classe.
Concevoir un produit pour le vendre plutôt que de réaliser un échantillon à jeter le plus souvent, apprendre à s'organiser, à gérer, à prendre des initiatives, quoi de plus intéressant pour l'élève ?
A l'Institut Saint-Joseph, la section professionnelle et plus spécialement la classe de 6° PSS a déjà vécu trois classes-entreprises. La première, en 1989, s'appelait Cepsix 89 et elle visait l'organisation d'une foire aux technologies nouvelles qui a connu un certain succès, à la fois de participation d'entreprises réelles et de la part du public. Pour la circonstance, le hall omnisports de l'Institut avait été transformé en un vaste hall d'exposition, le temps d'un week-end. Les élèves et quelques professeurs avaient consacré une partie de leurs vacances de Pâques à la réalisation de cette "entreprise" qui s'est déroulée, l'année suivante, sur le même schéma, mais avec d'autres exposants. Cepsix 89 avait reçu le soutien du Ministère des Technologies Nouvelles de la Région Wallonne.
Outre l'exposition proprement dite, la classe avait assuré la gestion d'un restaurant et d'un bar.
La troisième expérience s'est déroulée, pendant l'année scolaire 1992-1993. Dénommée Tejatec (tête, jambe, technique), elle a aussi reçu un appui ministériel, en l'occurrence celui du Ministre de la Communauté Française, Mr Lebrun. L'objet de cette CLEN, l'organisation d'une journée de compétition impliquant la tête et les muscles, tout à fait amicale, réunissant des classes d'écoles de Wallonie, appartenant à l'enseignement technique et professionnel. Une journée au cours de laquelle dix-neuf équipes de trois élèves venus d'une douzaine d'écoles des provinces de Namur et Luxembourg se sont affrontées dans des épreuves relevant des cours généraux et techniques, le tout assorti de jeux. A chaque fois, le bilan financier de la CLEN a été largement positif, ce qui est, évidemment, un stimulant pour les élèves non seulement des classes organisatrices, mais aussi pour ceux qui seraient susceptibles de participer à une autre classe-entreprise. Mais l'aspect financier n'est qu'un des aspects de ce projet nouveau qui permet aux enseignants de mieux observer leurs élèves. Quant à ceux-ci, le fait de vivre davantage en équipes, leur permet d'avoir un avant-goût de leur vie professionnelle future, avec ses contraintes, ses conflits, ses jours heureux, ses déboires et, surtout, la joie de réaliser une oeuvre commune.



CTNNL

Depuis 1985, le Centre de Technologies Nouvelles Namur-Luxembourg joue un rôle important dans l'évolution de l'école technique.
Ce centre s'est constitué autour de l'Institut Supérieur Industriel Pierrard à Virton (aujourd’hui la Haute Ecole Blaise Pascal à Virton). L'objectif de départ du centre était de promouvoir la formation continuée des enseignants et de faciliter l'approche des technologies nouvelles : informatique industrielle, automates programmables, nouveaux matériaux, commande numérique, dessin assisté par ordinateur, ...
La première réunion du centre eut lieu le 27 novembre 1986 à l'Institut Saint-Remacle de
Marche et la constitution officielle le 28 septembre 1988.
Le conseil d'administration de l'époque choisit Jean-René MIGNOLET, directeur de notre école technique, pour en assurer la présidence, tâche qu'il assuma jusqu'à son décès le 27 septembre 1989. Il guida les premiers pas du Centre avec "réalisme, efficacité, souplesse et disponibilité".
Le conseil d'administration désigna Joseph GOFFAUX, professeur à l'ISJC de septembre de 1963 à août 1981 et ensuite directeur de l'Institut Notre-Dame à Beauraing, pour lui succéder, Daniel JOB le remplaçant en tant que représentant de notre école au sein du conseil d'administration.
Daniel Job deviendra vice-président du centre au départ de Joseph Goffaux remplacé à la présidence par José SOBLET directeur du secondaire des Arts et Métiers de Pierrard – Virton
Au départ de José Soblet à la direction du SEGEc , la présidence sera confiée à Paul LEPAGE, ancien directeur à l’ITN de Namur.
Outre la formation des enseignants, le Centre de Technologies s'est fixé aussi les objectifs suivants :
- la formation continuée des enseignants ;
- le contact entre les entreprises, les enseignants et les écoles (visites, conférences ….) ;
- les visites de salons techniques ou didactiques ;
- des rencontres entre enseignants de même secteur ;
- des achats groupés (machines, matériel électrique, gaz de soudage ….) ;
- de la sécurité des élèves lors de l’utilisation de différentes machines ;
L'engouement fut tel qu'aux huit écoles cofondatrices, très rapidement sept autres établissements frappèrent à la porte du centre.
Aujourd'hui, les activités touchent plus de cinq mille élèves et six cents professeurs.
Quelques activités significatives
En mai 90, une journée organisée au domaine des Masures à Han/Lesse regroupant plus d'une centaine d'enseignants sur le thème de l'Enseignement Assisté par Ordinateur (EAO).
En 91, une journée consacrée aux activités d'essais techniques au premier degré du secondaire, avec plus de cent vingt personnes.
En décembre 1992, visite du salon Educatel à Paris.
Journées consacrées aux rencontres enseignants-entreprises :L'Oréal à Recogne, Caterpillar à Gosselies, Solvay à Sambreville
Centre de recherches Shell à Louvain-la-Neuve.
Formation visant à mettre en place les concepts, méthodes et outils de la qualité totale pour un enseignement réussi.
Pour les formations, les différents degrés de l'enseignement secondaire ont également été concernés :la robotique au premier degré par le biais du technico-mental
le grafcet au deuxième degré ainsi que la pneumatique et l’hydraulique
les automates programmables, la chimie appliquée, la DAO, la commande numérique, les capteurs, …, au troisième degré
De nombreuses activités d’échanges d’expériences entre les enseignants de mêmes cours des établissements seront organisées au fil du temps
Un nombre important d’enseignants de notre école deviendront formateurs dans le cadre des activités du centre.
En 1998, le conseil d’administration choisit notre école pour fêter le dixième anniversaire du Centre.
Le CTNNL répondit dès le départ aux besoins importants de formation, à la nécessité d’échanger rompant ainsi l’isolement des écoles techniques.
Dès 1995, d’autres organismes et opérateurs de formation vont restreindre quelque peu les domaines de prédilection du centre tout en restant vital pour ses écoles.

Eurodyssée

Origine et objectifs
Le projet Eurodyssée, lancé en 1986 par des professeurs de l’Institut Saint-Joseph de Ciney, vise à favoriser les rencontres entre jeunes Européens au-delà des échanges scolaires classiques. Le nom, inspiré de l’Odyssée et de l’Europe, symbolise un voyage d’apprentissage et de découverte mutuelle.
L’objectif n’est pas académique, mais pédagogique et humain : permettre aux élèves de rencontrer d’autres jeunes, d’échanger sur leurs cultures, et de dépasser les barrières linguistiques, religieuses ou politiques.
Fonctionnement
Durée : Une semaine pendant les vacances de Pâques.
Lieu : Alternativement dans les écoles participantes (Ciney en Belgique, puis d’autres villes européennes).
Hébergement : Les élèves sont accueillis par les familles locales.
Activités : Organisées autour d’un thème annuel (politique, économique, artistique, etc.), incluant présentations, débats, visites et spectacles.
Participation internationale
1987 : Une seule école partenaire.
1991 : 12 pays de la Communauté Européenne représentés, dont :Allemagne, Danemark, Espagne, France, Grèce, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Royaume-Uni.
Organisation : Chaque année, une école européenne différente accueille la semaine, avec des délégations de plusieurs pays.
Impact et héritage
Dépassement des stéréotypes : Les activités montrent que les différences (langue, religion, politique) ne sont pas des obstacles à la rencontre.
Engagement des familles et professeurs : Les familles préparent des plats régionaux, et les enseignants organisent les activités.
Inspiration pour d’autres écoles : Le modèle s’étend à d’autres établissements en Europe, qui organisent leurs propres semaines Eurodyssée.
En résumé : Eurodyssée est un projet innovant qui transforme l’Europe en un terrain de dialogue et de création collective, où les jeunes deviennent acteurs de leur apprentissage interculturel.

